Une étude démontre un lien entre la ménopause et l’alimentation

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Une récente étude britannique publiée dans la revue Journal of Epidemiology montre des liens entre la ménopause et l’alimentation. Mais aucune preuve de causalité n’est apportée à ce jour.

La ménopause, ce moment tant redouté par les femmes lorsque la cinquantaine approche, pourrait être influencée par le rythme alimentaire. La fin des menstruations causée par un arrêt du fonctionnement des ovaires pourrait être retardée par une alimentation riche en poisson et légumineuse, et favorisée par un taux de glucides (riz, pâtes) trop élevés. C’est en tout cas le résultat d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Leeds en Angleterre sur 35 000 femmes âgées de 35 à 69 ans. Ces dernières ont accepté de donner leurs habitudes alimentaires ainsi que toutes sortes d’informations susceptibles d’être pertinentes, dans un questionnaire. Ces femmes ont de nouveau été sollicitées quatre années plus tard afin de voir leur évolution hormonale et physique. Moins de 10 % d’entre elles étaient alors ménopausées.

Ménopause plus précoce chez les femmes végétariennes

Mais c’est bien sur l’alimentation que les chercheurs ont pu constater quelques corrélations avec la ménopause. Ainsi, le poisson gras riche en oméga 3 comme le hareng, l’anchois, la sardine, le saumon et la truite, les légumineuses fraîches (petits pois, haricots) et d’importants apports en vitamine B6 et zinc seraient associés à un retard de 3 ans de l’arrivée de la ménopause. En revanche, les pâtes et le riz, qui présentent un fort taux de glucides, pourraient avancer la ménopause d’un an et demi plus tôt. Idem pour les femmes végétariennes, dont la ménopause serait plus précoce que celle qui mangent de la viande.

Des résultats à nuancer

Mais si ces résultats surprenants pourraient avoir une vraie influence sur la santé publique, ils sont toutefois à prendre avec des pincettes. D’autres scientifiques les remettent en cause en précisant que le métabolisme du corps des femmes contribue fortement à la régulation de l’ovulation et aux règles. De plus, le panel de femmes étudié serait plus riche et plus soucieux de leur santé que la moyenne. Ainsi, les résultats après quatre années auraient pu être influencés.