Le sport, votre nouveau lifestyle ?

le sport votre nouveau lifestyle

Coach Chris au taquetLe sport serait-il votre nouveau lifestyle ? Il faut dire que les raisons de faire du sport n’ont été jamais été aussi nombreuses. Aujourd’hui, la pratique d’une activité sportive est devenue le leitmotiv d’une vie plus saine, l’effort érigé en totem du mieux-être. Les explications d’une tendance de fond, avec Romain Chris, coach au Reebok CrossFit Louvre.

 

Comment la façon de faire du sport a évolué, ces dernières années ?

Romain Chris : Le sport est devenu un lifestyle (mode de vie, ndlr) à part entière. Pour beaucoup, l’agenda se remplit d’abord des séances de gym, puis des autres obligations ou loisirs. Le sport s’intègre de plus en plus dans un quotidien, et déborde sur d’autres pans de nos vies, en s’affichant au grand jour. Chacun(e) souhaite montrer qu’il se bouge. Certains équipementiers l’ont bien compris, en élaborant des tenues « fit » et élégantes. Ainsi, sur le chemin ou sur le retour de la séance, il n’est pas rare de croiser des groupes d’amis qui prennent un verre en tenue de sport. La pratique est également devenue plus régulière. Aujourd’hui, on sait que les résultats s’obtiennent avec au moins trois séances hebdomadaires. Les gens trouvent alors plus de temps pour s’entraîner, notamment de manière variée. Ils bougent plus, autrement (sports collectifs, yoga, natation…) et se fixent des rendez-vous sur l’année où l’on partage une expérience sportive ensemble : les marches de Montmartre, une « fun run » ( Spartan Race, Mud day, The Color Run…), un Lolë White Tour, une grande messe Lesmills ou des qualifications pour des compétitions sportives… La façon de s’alimenter change également. Les produits de substitution laissent progressivement leur place à une alimentation moins transformée, moins riche en mauvaises graisses et sucres, donc plus utile à la pratique sportive. Enfin, on ne fait plus seulement du sport pour changer de silhouette, mais tout simplement parce que « ça fait du bien » !

Les bienfaits ne sont pas seulement liés au physique ?

Romain Chris : Au début, les personnes que j’entraîne veulent perdre du poids, obtenir une meilleure définition musculaire ici ou là… Mais très vite, les objectifs de pure « plastique » s’estompent. Les bénéfices de leur pratique s’étendent bien au delà de ce qu’ils avaient imaginé : monter les escaliers sans s’essouffler, mettre une accélération pour « choper » son bus, diminuer son niveau de stress ou son mal de dos (par le renforcement des muscles posturaux). Au delà des qualités physiques que l’on développe, le mental progresse également. On a presque tous connu une déconvenue lors des activités sportives à l’école. Certain(e)s sont resté(e)s sur un sentiment désagréable d’incapacité. La pratique d’une discipline, quelle qu’elle soit, permet de se réa-proprier un sentiment de réussite et de confiance en soi. On peut ainsi balayer les clichés, notamment pour les filles : « je n’ai pas de force dans les bras », « les tractions sont pour les garçons » etc. Les qualités (force, vitesse, souplesse, mobilité…) s’acquièrent avec du travail. Cette donnée s’installe petit à petit dans les consciences, notamment sur les réseaux sociaux (#nevergiveup, #noexcuse…). Enfin, il semble que les femmes semblent moins rétives à assumer formes, à miser sur l’intensif et les charges additionnelles. Tout cela, sans rogner une once de leur féminité….

Le sport lifestyle permet-il également de créer du lien ?

Romain Chris : Absolument. Parallèlement à l’essor du « sport social » (applications running, partage des perf, courir ensemble), des communautés émergent autour des différentes disciplines. Que ce soit le running, la Gym Suédoise ou les adeptes des cours Lesmills, on se retrouve en famille, avec des amis ou des collègues de boulot pour faire du sport ensemble et s’échanger les bonnes infos pour mener une vie plus saine. Sans prêcher pour ma paroisse, le CrossFit est l’exemple type d’une communauté engagée et enthousiaste. Cela n’est pas dû au hasard : chaque nouvel arrivant(e) est présenté aux autres lors de sa première séance, les étiquettes collées sur les athlètes permettent à chacun de connaître le nom de l’autre participant(e), on travaille en binôme et chacun encourage l’autre à se dépasser et repousser ses limites. A chaque fin de mois (ou presque !), les athlètes se réunissent autour d’un « stinking & drinking », un apéro fun & convivial après avoir bien transpiré. Ces petits détails forgent les communautés d’aujourd’hui et de demain. A bon entendeur…

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