Comment se motiver pour faire du sport ?

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Pas toujours facile de se motiver pour faire du sport ! Pas envie d’enfiler ses baskets, de mettre son legging préféré pour affronter le froid, le vent, la pluie, ou… la flemme ! Les obstacles ne se comptent plus. Pourtant, la motivation, c’est le nerf de la guerre. Cette petite étincelle permet de dépasser vos limites et rester dans le plaisir de l’activité physique. Alors, comment se motiver pour faire du sport?

Qui n’a jamais ressenti ces sensations physiques de bien-être, pendant et après le sport ? Cela s’explique par un mécanisme physiologique. La motivation est liée à la production d’endorphines, des substances secrétées par le cerveau qui, en provoquant une sensation de bien-être, renforcent le sentiment de compétence, donc l’envie de continuer et d’y revenir. Ces sensations s’expliquent par un mécanisme physiologique. La motivation est liée à la production d’endorphines, des substances secrétées par le cerveau qui, en provoquant une sensation de bien-être, aux vertus anti-stress, et qui renforcent le sentiment de compétence, donc l’envie de continuer et d’y revenir.

Motivation externe ou interne ?

La motivation est un processus neuropsychologique, qui incite une personne à exécuter délibérément une tâche et à persévérer pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. Elle peut être intrinsèque (ou interne) : l’individu éprouve un plaisir personnel et gratuit à réaliser une activité. Elle peut être extrinsèque (ou externe) : ce qui motive l’individu c’est la récompense, le but à atteindre. C’est le cas de Chloé qui ne fait du sport que pour obtenir un joli corps. Par moments, c’est presque une contrainte, mais elle s’y tient car elle ne supporterait pas l’idée de voir sa silhouette se modifier, « j’ai trop peur que mon copain ne me quitte si je suis moins tonique, moins ferme, moins sexy ».

Je veux booster ma motivation

Pour augmenter son « capital motivation » et se motiver pour faire du sport, il faut des stimuli appelés renforçateurs positifs : les compliments, les regards valorisants, la reconnaissance des efforts ou des succès. Ces derniers proviennent au départ des parents, puis de l’entourage (amis, conjoints…). Leur regard est central dans le développement de ce type de motivation. La motivation intrinsèque est stimulée par le fait que l’individu choisit des activités que l’on aime faire, dans lesquelles on se sent à l’aise, en progrès, compétente. Ainsi, on n’a pas besoin de se référer aux autres pour savoir ce que l’on  veut et ce que l’on aime, sa motivation est donc plus forte et plus tenace. Mais que faire lorsque la motivation semble avoir disparu ? Pour le docteur Olivier Revol, chef de service de psychiatrie à l’hôpital neurologique de Lyon, « la motivation est toujours intacte, ce qu’il faut trouver, c’est la raison pour laquelle elle ne fonctionne pas ».

Le « je veux donc je peux »

Un point de vue partagé par Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne : « La motivation, c’est l’arbre qui cache la forêt ! On se rassure en se disant Quand on veut, on peut et on attend le fameux déclic en oubliant de comprendre pourquoi le moteur ne fonctionne pas. » Et pour l’un et l’autre, comme pour Fabrice Bak, psychologue cognitiviste, « il a été démontré que l’estime de soi est à la base de la motivation ». Laetitia n’aimait pas faire du sport, parce ses parents lui disaient depuis petite qu’elle n’était pas agile, « petite je m’essoufflais vite, je pensais que le sport est moi, ça faisait deux. J’ai découvert avec mon compagnon la randonnée. J’y ai pris un tel goût que j’en redemande aujourd’hui, plus que lui ! J’ai dépassé les pensées inhibitrices de l’enfance pour m’autoriser à vivre mon corps en fonction de ses goûts. Aujourd’hui j’en retire un plaisir intense ! »

Un écueil à éviter

Afin de se motiver pour faire du sport, autant éviter les écueils ! Le déjà vu « lorsqu’on veut, on peut » est un leurre, selon Olivier Revol, il provoque l’inverse de ce qui est souhaité : « C’est parce qu’on ne peut pas qu’on ne veut pas ! Le blocage est le résultat d’un manque d’estime de soi », d’un doute sur ses capacités physiques, d’un manque d’habitude qui donne le sentiment de ne pas être fait pour cela, d’un choix qui ne correspond ni à nos capacités, ni à nos attentes. Alors, comme le disait Cocteau, « puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur ». Donc au lieu d’un « on lâche l’affaire », mieux vaut opter pour le « je choisis mon sport », « j’écoute mon corps et le plaisir que je ressens », « j’expérimente de nouvelles choses », « je ne me dis plus que moi et le sport ça fait deux »,  jusqu’à trouver ce qui va permettre à la motivation de renaître ou de se renforcer.

Le + : 5 règles à suivre

1 – Bannir les phrases autocritiques : plus de « je ne suis pas capable de »

2 – Refuser les jugements négatifs de l’entourage : plus de « tu n’as jamais vraiment eu la fibre sportive »

3 – Identifier les carcans de l’enfance et s’en extraire : par exemple, « est-ce que je fais du sport à cause d’une rivalité fraternelle ? »

4 – Aller au plus près de nos goûts et s’interroger sur nos centres d’intérêt : « Qu’est-ce qui me convient vraiment ? J’ai besoin de me calmer, le Yoga me tente. Mais j’ai aussi besoin d’intensité, j’essayerais bien le CrossFit. »

5 – S’efforcer de porter un regard bienveillant sur notre corps :  » Je suis bien dans ma peau. J’ai de belles jambes. Pas les plus belles, certes, mais elles me conviennent très bien. «