Nutri-Score, une campagne anti-malbouffe

Capture d'écran, campagne nutri-score
Capture d'écran, campagne Nutri-Score.

Depuis novembre 2017, l’agence Santé publique France a créé un nouvel étiquetage pour informer les consommateurs sur les aliments industriels qu’ils consomment. Six mois plus tard, une campagne publicitaire vise à démocratiser Nutri-Score, encore largement méconnu.

Depuis ce lundi 7 mai, des publicités tournent en boucle à la radio, sur internet et dans nos postes de télévision. Financée par l’État, cette campagne a pour but de faire connaitre l’étiquetage Nutri-Score lancé par l’agence Santé publique France, à la peine depuis six mois. Présenté sous forme de cinq couleurs et cinq lettres pour avertir le consommateur de la teneur en graisse et en sucre des plats préparés, du E rouge au A vert, son utilisation n’est employée en revanche que par les industriels volontaires.

Un lobbying intense pour freiner le projet

Pourtant, ce système inventé par un chercheur en épidémiologie de la nutrition et président du programme national nutrition santé, a été salué par l’OMS. Si une trentaine d’entreprises de l’industrie agroalimentaire comme Danone, Bonduelle ou Fleury Michon jouent le jeu, d’autres multinationales comme Coca-Cola ou Nestlé n’ont pas souhaité incorporer Nutri-Score à leurs produits, lui préférant leur propre système. Pire, l’industrie européenne aurait dépensé un milliard d’euros en lobbying pour que le projet n’aboutisse pas, selon un rapport de l’ONG Corporate Europe Onservatory.

Et pour ceux qui n’ont pas attendu la démocratisation de Nutri-Score, il existe d’autres solutions alternatives pour mieux s’informer. L’application Yuka, par exemple, propose de scanner le code barre sur son téléphone et d’afficher une note sur 100 avec des conseils de produits alternatifs à privilégier pour préserver sa santé.