Halte au sucre !

©iStock

Ce n’est pas un secret, nous mangeons trop de sucre. Lequel est d’ailleurs accusé d’être à l’origine de maladies chroniques comme l’obésité ou le diabète et d’augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires… Il est grand temps de changer nos habitudes

Le sucre blanc

Sa valeur ajoutée : son goût rappelle l’enfance, flatte le palais et active les neurones du plaisir en provoquant la sécrétion de la dopamine. Issu de la betterave ou de la canne à sucre, il ne fournit aucun nutriment au corps et apporte 400 kilocalories pour 100 grammes.

À savoir : « Le sucre ne fait pas partie des nutriments indispensables qui entrent dans la composition de nos tissus, comme les protéines et les lipides », souligne le docteur Édouard Pélissier dans son livre La Vérité sur les sucres et les édulcorants (éd. Odile Jacob, 2013). « Ce n’est qu’un carburant, poursuit-il, et ce n’est pas le meilleur en raison de son indice glycémique (IG du sucre blanc = 68) élevé. Les bons carburants sont les glucides à indice glycémique bas. En outre, tout ce qui n’est pas brûlé par l’effort est transformé en graisse. »

Le sirop d’agave

Sa valeur ajoutée : fabriqué à partir de sève d’agave, une plante grasse cultivée principalement au Mexique, ce nectar possède un pouvoir sucrant 40 % plus important que le sucre blanc, avec moins de calories (310 kcal pour 100 g). Moins visqueux que le miel et à la saveur beaucoup plus neutre, le sirop d’agave affiche un indice glycémique bas (18) et quelques minéraux, mais en quantité négligeable.

À savoir : suivant le mode de fabrication, la qualité et l’index glycémique du sirop d’agave peuvent varier. Ces informations ne figurent pas forcément sur l’étiquette. Il contient du fructose (parfois jusqu’à 90 %), aux effets néfastes sur la santé s’il est consommé en excès. Il est donc à consommer avec modération, comme le sucre blanc.

Les édulcorants

Leurs valeurs ajoutées : aspartame, saccharine ou sucralose, ces produits synthétiques à l’indice glycémique nul procurent un goût sucré, sans les calories. Résultat, ils sont souvent utilisés dans l’espoir de contrôler son poids ou de perdre les kilos en trop.

À savoir : régulièrement, des études alertent sur les effets potentiellement négatifs des différents faux sucres. Contrairement à l’idée reçue, les édulcorants ne constituent en rien une garantie contre la prise de poids. Ils entretiennent le goût du sucré, provoquant des fringales et l’envie de sucreries.

La stévia

Sa valeur ajoutée : cet édulcorant naturel provient d’une plante bien connue des Indiens d’Amérique du Sud. Depuis quelques années, il est proposé sous la forme d’une poudre au pouvoir sucrant de 200 à 300 fois plus élevé que le sucre blanc. Ceci, avec zéro kilocalorie et un index glycémique nul.

À savoir : lors de la fabrication, des additifs alimentaires peuvent être ajoutés à cette poudre, parfois du sucre. Difficile alors de connaître le pourcentage réel de stévia… Préférez-la

en feuilles : son pouvoir sucrant est alors 15 fois supérieur au saccharose. On en trouve dans les boutiques bios en ligne, sous forme séchée (pratique pour les thés et tisanes).

Le miel

Sa valeur ajoutée : « À la différence du sucre industriel, le miel ne contient pas que du sucre, mais aussi des vitamines, des minéraux, des enzymes qui facilitent la digestion des sucres et surtout des polyphénols aux propriétés antioxydants et anti- inflammatoires », note le docteur Édouard Pélissier dans son livre. Son indice glycémique moyen est de 55 (de 32 pour un miel d’acacia à 62 pour un mélange commercial) et sa valeur énergétique reste élevée : 305 kilocalories pour 100 grammes.

À savoir : « Le miel naturel, non modifié par les procédés techniques de raffinage est probablement le meilleur produit sucrant », poursuit l’auteur. Ce n’est pas une raison pour en abuser. Lisez bien les étiquettes : certains miels bon marché sont altérés et rallongés avec du sirop de sucre.

Les nouvelles alternatives au sucre

Le sucre de fleur de coco

Il s’agit du sucre issu de la sève des fleurs du cocotier. Avec son indice glycémique bas (35), ses 380 kcal pour 100 g et son parfum de coco légèrement caramélisé, il est riche en antioxydants.

Où le trouver ? en magasin bio et au rayon bio des supermarchés.

Le sucre de bouleau

Également appelé « xylitol », il est produit essentiellement à partir d’écorce de bouleau. Son pouvoir sucrant est quasiment identique à celui du sucre, mais son un indice glycémique est très bas (7) et il n’apporte que 240 kcal pour 100 g. Attention aux excès : au-delà de 50 g, il peut provoquer des ballonnements et avoir un effet laxatif.

Où le trouver ? En grande distribution.

Le sorgho sucré

La coach Valérie Orsoni prédit un bel avenir à ce sucre provenant des tiges de sorgho, une céréale sans gluten répandue en Afrique et en Chine. « Ce n’est pas tous les jours que l’on assiste à la naissance d’un nouvel édulcorant », écrit-elle ainsi sur son blog LeBootCamp.com.

Où le trouver ? Aux États-Unis !