Des chercheurs mettent au point un fromage qui soigne les intestins

Fromages
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À Rennes, des chercheurs de l’INRA ont élaboré un fromage qui contient des bactéries aux propriétés anti-inflammatoires. Des tests sur des patients sont en cours de réalisation au CHU de Rennes.

L’unité mixte de recherche en Science et technologie du lait et de l’œuf de l’INRA, basée à Renne, est en passe de créer un fromage révolutionnaire pour les personnes qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques comme la maladie de Crohn. 200 000 personnes seraient dans ce cas en France. En cause, des bactéries utiles au bon fonctionnement de la flore intestinale manquent à l’appel, alors que l’organisme humain en compte près de 100 000 milliards. Ces chercheurs ont trouvé une solution pour lutter contre cette défaillance : un emmental qui contient les bactéries propionibacterium freudenreichii et lactobacillus delbrueckii, élaboré avec l’aide de fromagers de Bretagne et de Normandie.

Un fromage sans conservateurs chimiques

Si chaque fromage contient des bactéries issues du lait qui lui sont propres, ces deux bactéries auraient la capacité de freiner voir de supprimer dans certains cas les pathologies liées aux maladies inflammatoires. Autres avancées, ce fromage basé sur des bactéries de camembert, du Saint-Paulin ou du fromage frais, serait plus rapide à affiner, près en quatre jours alors qu’il faut généralement plusieurs semaines en tant normal. Un procédé qui n’a pas tardé à attirer l’œil des industriels et dont la commercialisation – si les tests cliniques sur des humains s’avèrent réussis – pourrait ne pas tarder. Car en plus de ses vertus anti inflammatoires hypothétiques, ce fromage pourraient séduire un public en recherche d’éthique de consommation. En effet, certaines des bactéries qu’il contiendrait pourraient empêcher l’apparition de moisissure, cette petite couche verte masquée par les conservateurs chimiques industriels.

Si des tests sont en cours sur des patients au CHU de Rennes, des premiers essais concluants ont été réalisés sur des souris où les résultats sont à la hauteur des effets de la cortisone.