Comment boire de l’alcool tout en restant fit ?

Alcool et diète
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Un petit verre d’alcool, cʼest lʼidéal pour se détendre… Mais attention à la sortie de route en ce qui concerne votre ligne. Voilà nos conseils pour concilier diététique et petit plaisir alcoolisé.

L’alcool, avec modération !

La plupart des bienfaits quʼon prête à lʼalcool ne sʼappliquent que dans le cadre dʼune consommation “modérée”, cʼest-à-dire un verre par jour pour une femme (soit environ 35 cl de bière, 15 cl de vin ou 5 cl de spiritueux). Un tel apport peut “augmenter le taux de cholestérol HDL [aussi appelé ʻbon cholestérolʼ], améliorer la sensibilité à lʼinsuline et réduire la concentration des marqueurs biologiques de lʼinflammation”, déclare Vasanti Malik, chercheur en nutrition à la T.H. Chan School of Public Health de lʼuniversité Harvard.

Mais attention, les feux sont prompts à passer au rouge. Lʼalcool peut aussi inhiber la synthèse du glucose. En outre, du fait de sa rapide élimination par le foie, il empêche le métabolisme normal des lipides, ce qui peut entraîner une prise de poids. Autre point important : “Prenez au minimum 600 mcg dʼacide folique par jour, car lʼalcool en diminue lʼabsorption, ce qui pourrait augmenter le risque de cancer”, préconise Vasanti Malik.

Ces quelques bases posées, si vous comptez lever un peu le coude, voici comment profiter sans dire adieu à votre régime.

Plus blanc que blanc

Comme pour le vin rouge, quelques études ont montré un impact positif de la vodka sur la santé cardiovasculaire. Cependant, dʼautres suggèrent quʼelle peut provoquer une destruction des cellules hépatiques, si bien que le doute subsiste sur ses bénéfices réels.

Son atout : le processus de distillation, à lʼorigine des spiritueux, élimine la majeure partie des sucres et des glucides. La plupart de ces alcools (whisky, rhum, tequila etc.) ne comptent quʼenviron 100 calories par verre. Pour ceux qui se soucieraient de protéger leur caboche : inutile dʼespérer éviter lʼéthanol, principal responsable de lʼeffet gueule de bois, mais la teneur en congénères (des composés chimiques qui renforcent cette réaction) des alcools bruns et du vin peut être jusquʼà 40 fois plus importante que celle de la vodka. Et attention aux cocktails : “Pour éviter tout pic de glycémie, gardez-vous dʼajouter des jus, du soda ou du sirop à vos boissons”, avertit Vasanti Malik. Favorisez de lʼeau pétillante ou aromatisée, faible en calories.

Le plaisir à lʼétat brut

Naturellement sans gluten, le cidre est fabriqué à base de pommes, de poires ou même de fruits rouges. Il contient donc souvent plus dʼantioxydants que votre bière favorite — mais parfois aussi plus de sucre. Comme pour le vin, lʼastuce pour éviter cet écueil est de le choisir bien sec, issu dʼune longue fermentation.

Le cidre affiche cependant une moins bonne performance au niveau calorique : 155 kcal la canette en moyenne. En comparaison, un verre de 5 cl de gin, de vodka, de rhum ou de whisky 40 % vol compte environ 110 kcal ; pour 15 cl de vin blanc ou rouge, ce sera entre 121 et 125 kcal. Le côté positif : avec une boisson pauvre en glucides, les adeptes du régime cétogène ne seront pas condamnés à lʼabstinence.

Voyez la vie en rouge

Le vin rouge contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Ses nombreux antioxydants luttent également contre le stress oxydatif. Lʼun dʼeux, le resvératol — présent dans la peau du raisin noir —, remplace la graisse abdominale (la mauvaise graisse, ou graisse blanche) par du tissu adipeux brun, qui agit contre lʼobésité en réduisant le gain de poids. Le vin blanc, lui, vous expose davantage à la rosacée.

Si la teneur en sucre est votre principale préoccupation, tournez-vous vers les nectars les plus secs. Très sec, un rouge ou un blanc peut compter moins de 1 g de calories issues du sucre par verre de 15 cl. Un sec affichera 0 à 6 kcal au compteur ; ce sera 6 à 21 kcal pour un demi-sec, 21 à 72 kcal pour un vin moelleux (type Moscato ou Riesling) et 72 à 130 kcal pour un liquoreux (accompagnant bien les desserts). Malheureusement, lʼétiquetage nutritionnel obligatoire ne sʼapplique pas aux boissons alcoolisées, si bien que vous en serez réduit à remonter jusquʼau viticulteur pour obtenir toutes les informations sur votre cru favori.