Chaussures de running: risques de l’amorti maximum

Chaussures de running: amorti maximum
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Selon une étude américaine récente menée sur un groupe de femmes, l’utilisation de chaussures de running à amorti maximum augmenterait le risque de douleurs et de blessures dans le bas des jambes.

Qu’est-ce qu’une chaussure de running à amorti maximum ?

L’amorti maximum n’a fait que gagner en popularité depuis son introduction en 2010. Il en existe aujourd’hui plus d’une vingtaine de variétés. Crées dans le but de réduire l’impact peak et le loading rate (l’impact et la force de réaction au sol), elles embarquent une semelle intermédiaire particulièrement rembourrée au niveau de l’avant du pied. Mais à l’usure, il semble que l’effet ne soit pas celui escompté.

Une étude format maximum

Les chercheurs du laboratoire FORCE (Functional Orthopedic Research Center of Excellence) ont usé des dernières technologies pour comparer la biomécanique de l’utilisation de chaussures de running à amorti maximum et neutre. Un groupe de 15 femmes aux jambes bardées d’électrodes a été soumis à un run de 5 kilomètres sur tapis de course équipée d’une plaque d’application de la force. Dans un premier temps, le groupe a été équipé de chaussures de running à amorti neutre, puis 7 à 10 jours plus tard, de chaussures de running à amorti maximum.

Pourquoi l’amorti maximum n’est pas l’ami des coureuses ?

Contre toute attente et contrairement aux données récoltées lors du test avec amorti neutre, les données 3D de force et de mouvement récoltées sur les chaussures à amorti maximum et les jambes des sujets indiquent une augmentation de la force de réaction au sol, étroitement liée aux blessures chez les coureurs. Christine Pollard, directrice du laboratoire FORCE explique que l’amorti maximum semble pousser le coureur à se reposer sur la chaussure plutôt que sur sa propre structure interne pour atténuer les impacts. Elle précise cependant que la biomécanique diffère selon le genre et attend des résultats différents de la même étude menée sur un panel masculin. Une affaire à suivre…