Bonnes résolutions : comment les tenir ?

Tenir ses bonnes résolutions
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Trop souvent, les bonnes résolutions que vous prenez tombent à l’eau. Vous abandonnez car après tout, les bénéfices par rapport aux sacrifices ne vous semblent pas suffisants. La recherche s’est penché sur la question pour mieux comprendre ce processus et vous aider à tenir vos bonnes résolutions.

Cette fois, c’est bon ! Je me tiens à mes bonnes résolutions.

Voilà, vous avez préparé votre plan d’attaque pour manger sain. Fini les chips pour vos petites fringales. Désormais, vous mangerez un fruit. Au revoir pain de mie et bonjour le pain complet. Et pour vous prouver que vous pouvez le faire, direction le magasin pour acheter des fruits et légumes frais. Mais une fois arrivée, les légumes que vous aviez prévu d’acheter pour la semaine ne sont une fois de plus pas disponibles. Et là, c’est le drame !

L’état de crise pousse à l’abandon

« Les imprévus sont un vrai challenge dans la poursuite d’un but, » explique Richard Vann, Professeur Assistant en marketing à la faculté Penn State Behrend en Pennsylvanie. « Quand on rencontre un obstacle, on peut se sentir désarmé et parfois, abandonner notre objectif. »  Une série d’imprévus dans un cheminement pavé d’efforts peut induire un état de crise. Ce dernier pousse l’individu à se demander si la poursuite de son but est vraiment importante. Si par exemple une personne projette de perdre du poids, elle pourra rentrer en action de crise en mangeant quelque-chose qui lui fait envie mais qui sort du cadre de ses bonnes résolutions.

Les mécanismes de l’état de crise

Le docteur Vann et son équipe veulent comprendre l’effet d’imprévus répétés sur la lutte pour maintenir ses efforts. Ils mènent donc leurs expériences dans différents contextes afin d’observer la réaction à des états de crise dans trois recherches de buts différents :

  • Avoir une meilleure relation patient-médecin
  • Perdre du poids
  • Devenir un consommateur plus en adéquation avec les questions environnementales

Les sujets sont soumis à une série de questions et à des simulations de situations pouvant engendrer un état de crise. Dans chaque cas, les résultats montrent que l’état de crise amène les sujets à penser à l’abandon plutôt qu’à la requalification de leur but. « Les pensées en état de crise poussent les gens à dévaloriser leur but et à exagérer la difficulté à s’y tenir. Ils font donc marche arrière. »

Peut-on éviter l’état de crise pour tenir ses bonnes résolutions ?

Selon le professeur Vann, il semble que l’entourage puisse jouer un rôle dans la capacité à surmonter les états de crise. Si un ami, un collègue ou un membre de la famille voit venir l’obstacle, il sera plus à même de conseiller ou soutenir. Le fait de parler de son but à plusieurs personnes pourrait donc optimiser les chances de succès et de réaction positive face à un état de crise. Comme dans beaucoup de situations, l’union fait la force.