Bien courir pieds nus sur la plage

Bien courir pieds nus sur la plage

L’été, on est tellement tenté de courir sur la plage. Mais il y a quelques règles essentielles à respecter pour éviter les bobos… Pour en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de Marie-Anne Chabert, ostéopathe exclusive*.

Marie-Anne ChabertQuels sont les risques à courir pieds nus sur la plage ?

Marie-Anne Chabert : Le pied habitué à la chaussure est déconditionné, affaibli musculairement. Dans ces conditions, les tendinites, contractures musculaires,  entorses ou T.M.S (troubles musculo-squelettiques) sont fréquents. Ces troubles affectent bien entendu vos pieds, vos mollets mais aussi les genoux et le dos.

Faut-il une préparation physique spécifique avant de se mettre à courir sérieusement pieds nus ?

M-A. C : Quelque soit votre niveau, la transition vers le « nu » nécessite patience et courage ! Le pied doit se reconditionner après des années d’emprisonnement qui ont affaibli sa structure musculo-ligamentaire. Pour cela, l’apprentissage d’une nouvelle foulée est nécessaire pour éviter les blessures. Elle doit être plus courte et surtout ne pas atterrir sur le talon.

Qu’est-ce que cela change si l’on court dans quelques centimètres d’eau ?

M-A. C : Contrairement à ce que l’on pourrait croire, avec la bonne foulée, il est plus agréable de courir sur un sol dur (sable mouillé) que mou (sable sec). Il faut néanmoins conserver une bonne visibilité du sol pour ne pas abimer ce pied dénudé. Attention aux coquillages, débris et surtout aux crabes !

Quelles sont les différences entre le running classique et le running sur la plage (muscles sollicités, temps de récupération etc.) ?

M-A. C : Si vous gardez vos chaussures, la seule différence est de s’adapter au sable. Si vous courez pieds nus, l’exercice est entièrement différent ! La foulée est plus courte, la respiration moins rapide et plus ample, des bénéfices pour l’ensemble du corps… Pour remuscler le pied et retrouver des sensations, il faut commencer doucement. Tout d’abord, les étirements sont primordiaux : avant et après la course. Débutez avec une petite distance, en fonction de votre distance habituelle, puis augmentez la graduellement, ainsi que votre rythme. Vous pouvez également alterner : course, marche, course… Cela reposera votre pied tout en favorisant son adaptation.

Avant ou après la course, quel peut être l’apport de l’ostéopathe ?

M-A. C : La main de l’ostéopathe exclusif met à jour et réduit les problèmes mécaniques responsables des défauts d’adaptation du corps à ce nouvel exercice. La consultation avant la transition au « pieds nus » permet d’évaluer cette capacité d’adaptation et donc de vous aider à mettre en place un calendrier d’entraînement. Au cours de cette transition, des tensions musculaires dans les mollets et les pieds ne sont pas rares. Rien d’anormal, ce sont juste vos muscles qui se réveillent ! Le suivi ostéopathique rassure et permet au corps de garder le cap !

* qui ne pratique que l’ostéopathie.