Algues : attention danger !

Algues danger
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Ces dernières années, les algues ont gagné l’étiquette de superaliment. De nombreuses études ont associé le régime alimentaire japonais – riche en poissons, algues, soja, fruits et légumes – à des taux plus faibles de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d’obésité et de cancers en général. Mais malgré les avantages nutritionnels du nori et du wakame, mieux vaut ne pas en abuser. Car ce qui est moins mis en lumière, c’est la quantité d’iode et de métaux lourds qu’elles contiennent.

 

Un phénomène de masse

La production mondiale d’algues dépasse désormais celle des citrons, avec une industrie mondiale évaluée aujourd’hui à près de 6,4 milliards de dollars américains. Elles ont réussi à se faire inscrire à la carte de restaurants haut de gamme où on les sert crues, frites, marinées, fumées… Mais elles ont également attiré l’attention des petites comme des grandes enseignes. Ces dernières ajoutent cet ingrédient polyvalent à une vaste gamme d’articles spécialisés qui surfent sur leur aspect exotique et santé. Bref, on les trouve partout !

Les dangers d’une consommation excessive

Alors que les pays asiatiques les ont toujours tenu en haute estime, la demande occidentale est surtout alimentée par l’aspect santé du produit. En effet, les algues classées comme rouges, vertes ou brunes, contiennent beaucoup de vitamines, minéraux et nutriments. Mais lors d’études sur leurs bienfaits sur les cancers et autres maladies, des médecins ont observé des effets secondaires indésirables. Ils ont signalé des cas rares mais graves de toxicité excessive de l’iode et des métaux lourds chez les patients qui consommaient trop d’algues, également sous forme de suppléments.

Quelques infos pour bien les consommer :

Mangez de petites quantités. Les algues sont riches en iode, en fer, en vitamine C, antioxydants et fibres solubles et insolubles. Mais également en vitamine K, B-12 et divers autres nutriments importants pour la santé. La dulse par exemple, est riche en protéines. Aussi, elle contient certains composés que l’on ne trouve pas dans les sources alimentaires terrestres. Notamment le fucoïdane, un type de glucide aux propriétés anticoagulantes et antivirales.

Réfléchissez avant de remplacer vos traditionnelles pâtes par un grand bol d’algues « spaghetti ». En effet, les niveaux d’iode varient considérablement selon les espèces et le lieu de culture. En moyenne, avec seulement une cuillère à café d’algues, on atteint la limite de consommation journalière d’iode. Sachant que l’excès d’iode entraîne des maladies graves et des problèmes de thyroïde, vérifiez la teneur en iode sur les emballages.

Attention également aux métaux lourds. Régine Quéva, formatrice en cuisine aux algues et présidente de l’association « Les croqueuses d’algues » appelle à la prudence. « À certains endroits de la planète, l’océan est pollué. Les algues captent les métaux lourds, c’est la raison pour laquelle aujourd’hui il faut faire attention à leur orgine. Quand on en achète, il faut absolument vérifier d’où elles viennent. En Bretagne, l’eau est de qualité, » explique-t-elle. « Les algues quand elles sont cueillies, récoltées et séchées dans de bonnes conditions, ne présentent aucun danger. »