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Que veulent vraiment dire vos fringales

Envie de manger du chocolat ou des frites ? Découvrez ce que vos fringales essayent de vous dire

Une fringale est un désir intense, plus fort que la simple faim, de consommer un aliment spécifique. Comprendre ce que votre corps vous demande vraiment lorsque vous n’arrivez pas à vous passer de chocolat vous aidera à faire des choix qui vous permettront de manger sainement tout en donnant à votre corps ce dont il a besoin.

ENVIE : DU CHOCOLAT

Ce dont votre corps a besoin : des glucides

Si vous avez très envie d’une barre chocolatée, cela signifie que vous avez besoin de glucides. Notre corps transforme les glucides en glucose, ce qui nous donne de l’énergie. Ces envies arrivent souvent au milieu de l’après-midi, lorsque vos niveaux énergétiques sont au plus bas. Le chocolat ou le sucre sous forme d’autres sucreries vous donneront une grande quantité de glucose pendant un court moment. Essayez plutôt le porridge, le couscous ou l’houmous afin de garder de l’énergie et pour que les effets durent plus longtemps qu’avec les fibres additionnelles.

Les fortes envies de certains types d’aliments sont aussi liées à leurs ingrédients. Le chocolat par exemple contient l’acide aminé appelé phényléthylamine qui est important pour la régulation des endorphines libérées dans le corps. Les endorphines sont libérées suite à un facteur de stress et résultent en une sorte de relaxation. Les exercices et le sommeil sont deux façons alternatives d’aider à faciliter la libération d’endorphines.

Le chocolat contient également une grande quantité de fer. La teneur en fer peut être réduite pendant le cycle menstruel, ce qui explique que de nombreuses femmes aient plus envie de manger du chocolat durant cette période.

ENVIE : DES FRITES

Ce dont votre corps a besoin : de la matière grasse

Si vous avez envie de nourriture frite, il y a des chances que votre corps ait besoin de matière grasse. Notre corps a besoin de matière grasse pour survivre. Si vous vous restreignez trop à ce niveau, vous en aurez très envie. Optez plutôt pour des matières grasses bonnes pour vous comme les poissons à l’huile, les noix et les graines ou ajoutez de l’huile d’olive à votre plat. Si vous voulez vraiment manger des frites, celles cuites au four faites à base de patates douces avec un filet d’huile d’olive sont un bon substitut aux frites car elles absorbent moins d’huile et vous permettent d’ingérer plus de nutriments grâce aux patates douces.

ENVIE : DU CAFÉ

Ce dont votre corps a besoin : du fer

Un manque de fer peut nous rendre fatiguée et léthargique car il y a moins de globules rouges pour transporter l’oxygène dans le corps. Au lieu de dépendre de la caféine, mangez de la viande rouge, des haricots, des pois chiches et des céréales fortifiées. Si vous ingérez déjà assez de fer, ces envies peuvent mener à une addiction à la caféine, alors n’en consommez pas pendant deux semaines.

ENVIE : DES CHIPS

Ce dont votre corps a besoin : de la vitamine B

Lorsque nous sommes sous pression, nos glandes surrénales (qui régulent nos niveaux de sel) pompent les hormones dans votre corps et vous commencez à avoir envie de manger quelque chose de salé. Les avocats sont une très bonne source de vitamine B qui aide à déstresser le corps et garde le système immunitaire en forme. Si rien d’autre que les chips ne peut vous satisfaire, choisissez des chips cuites plutôt que frites et mangez-en de petites portions.

Avoir très envie de sel peut aussi être dû au fait que vous soyez déshydratée. Lorsque vous êtes déshydratée, le corps perd de l’eau, des électrolytes et du sel et en ingérant du sel, la rétention de l’eau est accrue. Avoir très envie de sel peut aussi être un signe de diabète, de maladie cardiaque et de drépanocytose. Si cela arrive souvent, parlez-en à votre médecin.

Ce qui est incroyable sur le fait de manger sainement, c’est que quand j’écoute mon corps et que je le nourris avec des aliments sains dont il a besoin, je n’éprouve pas vraiment de fringales. Mon corps ingère tout ce dont il a besoin, il n’y a donc pas de déficit, ni de fringales.

Par Noora Kuusivuori / Traduit par Mélanie Geffroy