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Comment choisir le bon poisson

Manger du poisson, c’est bon pour la santé. D’ailleurs, les français le plébiscitent mais les scandales alimentaires sur l’origine des viandes, incitent à la prudence. Pollution, ferme d’élevage, surexploitation. Comment choisir le bon poisson pour rester en bonne santé ? Virginie Parée, coach en nutrition et auteur de l’Alimentation santé en pratique (éd.Mosaïque Santé) nous guide dans notre choix

1. Consommez des petits poissons

Il est préférable de consommer des petits poissons en début de chaine alimentaire comme la sardine, le hareng ou le maquereau. Plus les poissons sont gros (poissons prédateurs) et plus ils accumulent et concentrent la pollution, notamment en métaux lourds, comme le mercure. Ces gros poissons (thon, marlin…) sont alors à consommer de manière exceptionnelle, deux fois par mois, environ.

2. Préférez la pêche locale

Si l’on habite en bord de mer, l’idéal est d’aller voir directement le pécheur, près de chez soi, pour être informé sur la provenance du poisson. Il est toujours meilleur de consommer un poisson sauvage ou pêché dans de bonnes conditions, comme sur les côtes françaises en principe. Si vous habitez en milieu rural ou en ville, demandez à votre poissonnier la provenance de votre poisson.Les poissons en boite comme les sardines ou maquereaux sont généralement de bonne qualité.

3. Ouvrez l’œil, et le bon !

Choisir le bon poisson, c’est aussi être vigilant quant au large choix présenté sur les étalages. Un poisson est frais s’il a l’œil brillant, les écailles brillantes, une certaine fermeté et très peu d’odeur. Attention, certains poissons présentent « bien », mais ne sont pas vos amis ! Pour d’autres, les marchands de poissons sont obligés de ruser. Par exemple, ce n’est pas un hasard s’il n’y a pas plus de saumon entier sur les étales. Il est systématiquement présenté sous forme de darne, de filet ou de pavé.

4. Optez pour une cuisson douce

Votre poisson conservera toutes ses qualités nutritionnelles et ses apports en oméga 3 et autres minéraux et oligoéléments s’il est grillé (avec la peau) ou, mieux, cuit à la vapeur. C’est le mode de cuisson le plus respectueux. Les poissons sont, pour la plupart, presque entièrement comestibles  bien que leur tête n’apporte pas d’intérêts gustatif particuliers !

5. Ne tombez pas dans le panneau

N’achetez pas votre poisson sous forme de plat préparé. Ces préparations contiennent trop d’additifs, de graisses et de sel, ce dernier favorisant souvent de la rétention d’eau. Bannissez le panga, poisson asiatique, dont le succès vient du prix très attractif. Son mode d’élevage et de gavage en font un poisson peu recommandable sur le plan nutritionnel.

* source : rapport France agrimer

Le + : Cuisinez votre cabillaud en papillote avec un peu de gingembre et un jus d’orange. Les poissons gras, comme toutes les viandes, sont acidifiants. Associez-les donc avec un légume et des pommes de terre,  particulièrement basifiantes.

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